DIRECT. Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron s’adressera aux Français à 20h

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La Chambre de commerce et d’industrie de Paris va ouvrir une cellule de crise demain

Gérald Barbier, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, signale sur BFMTV qu’une cellule de crise ouvrira demain.

“Elle doit permettre d’aider les commerçants dans leurs démarches. Les conseils à passer à tous les commerçants, c’est de faire des photos et des vidéos pour les expertises derrière.”

L’élu conseille ensuite de “prévenir les assureurs et surtout d’aller porte plainte au commissariat.” Enfin, le président de la CCI signale l’existence d’une cellule de soutien psychologique.

Marion Maréchal estime qu’il faut “mettre sur la table” la question de la dissolution de LFI mais que ça “ne dissoudra pas leurs idées”

La présidente du parti “Identité et Liberté” s’exprime sur la proposition de Bruno Retailleau de dissoudre La France insoumise.

“Quand on a un Jean-Luc Mélenchon qui explique qu’il faut tout conflictualiser, si on continue d’avoir des élus qui se comportent comme ils se comportent, ça fait partie des choses qui doivent être mises sur la table”, lance-t-elle.

Cependant, Marion Maréchal reconnaît que “dissoudre LFI ne va pas dissoudre leurs idées”, et invite plutôt à “gagner la bataille culturelle et politique”, en parlant de l’élection présidentielle.

Sébastien Lecornu assure le maire de Limoges de son “soutien personnel” et annonce qu’il se rendra dans la ville la semaine prochaine

Dans une lettre adressée au maire LR de Limoges Guillaume Guérin, le premier ministre Sébastien Lecornu lui adresse son “soutien personnel” après l’incendie de la mairie.

“Toute la lumière devra être faite sur les conditions dans lesquelles ces actes ont pu être commis”, assure le chef du gouvernement alors que l’édile affirme que la police “a manqué de moyens” et “a reculé” face aux casseurs dans sa ville.

Sébastien Lecornu, qui souligne que la mairie “sera reconstruite”, annonce qu’il se rendra à Limoges “dans la semaine qui vient”.

Emmanuel Macron s’adressera aux Français à 20h

Après les événements d’hier, Emmanuel Macron va réunir à 17h30 à l’Élysée le Premier ministre Sébastien Lecornu et “les ministres du gouvernement concernés”, a appris BFMTV auprès de la présidence.

Emmanuel Macron s’adressera aux Français à 20h.

“Le code pénal en France est bien fait”: Marion Maréchal estime une commission parlementaire inutile suggérant plutôt “une réponse judiciaire rapide et ferme”

Marion Maréchal trouve l’annonce de Yaël Braun-Pivet d’une commission d’enquête parlementaire sur les manifestations du 17 octobre inutile.

“Je ne suis pas sure qu’on en soit encore au stade d’avoir besoin d’une commission d’enquête, ça va bien au-delà de ça”, commence-t-elle.

“Le code pénal en France est bien fait encore faut-il qu’il soit appliqué (…) les délits existent, il suffit d’avoir une réponse judiciaire rapide et ferme.”

“Je les assimile aux autres”: Marion Maréchal ne distingue pas les casseurs des autres manifestants

Marion Maréchal refuse sur BFMTV de distinguer les casseurs des centaines de milliers de personnes qui ont manifesté pacifiquement.

“Je les assimile aux autres parce qu’ils ont défilé derrière Jean-Luc Mélenchon qui n’a jamais condamné les violences.”

“Il dit qu’en réalité c’est la faute des forces de l’ordre, on a des élus de la République, aujourd’hui, qui ont bloqué des lycées, qui violent la loi”, poursuit-elle.

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Marion Maréchal assure que “le gouvernement a perdu le contrôle”

Invitée de BFMTV ce midi, Marion Maréchal présidente du parti Identité-Liberté, considère que “le gouvernement a perdu le contrôle” et qu'”il aurait fallu décréter l’état d’urgence et instaurer un couvre-feu.” L’eurodéputée craint que les Français n’optent pour l’autodéfense, “comme ça s’est passé en Nouvelle-Calédonie.”

“Sous le choc” des images de dégradation, Marion Maréchal dénonce “le summum d’une insurrection racaillo-gauchiste.”

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1.500 commerçants touchés, “des centaines de millions d’euros de dégâts”

Le président de la Fédération française du commerce et de la distribution, Alexandre Bompard, estime à 1.500 le nombre de commerces directement touchés par les violences qui ont émaillé les manifestations la veille dans tout le pays, pour une facture de centaines de millions d’euros.

“C’est un peu tôt” pour évaluer l’ampleur des dégâts mais “pour tout le commerce français, 1.500 commerçants ont été touchés directement” et la facture sera “très élevée”, dit-il en évoquant un montant de “plusieurs centaines de millions d’euros”.

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Marine Tondelier réclame la démission de Laurent Nuñez

La secrétaire nationale des Écologistes et candidate à la présidentielle Marine Tondelier réclame sur X la démission du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

“Incapable de prévoir un dispositif adéquat garantissant la sécurité des personnes et des biens, Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l’ampleur”, dénonce-t-elle.

Sébastien Lecornu recevra les maires de Paris, Lyon et Marseille

Le Premier ministre recevra les maires de Paris, Lyon et Marseille, annonce Matignon, à une date encore à déterminer.

Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) a de nouveau demandé ce matin “des moyens”, pour répondre aux dégâts causés dans la ville, mais aussi “des explications” sur le schéma de maintien de l’ordre du gouvernement.

Un peu plus tôt son homologue à Lyon, Grégory Doucet a évoqué le “chaos qui a régné dans la ville pendant plusieurs heures”, le jugeant “abominable”. “On a besoin que les institutions, je pense bien sûr à l’État, à la région et à la métropole, se mobilisent aussi très très vite pour venir en aide aux commerçants”, a-t-il ajouté.

INFO BFMTV. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet envisage la création d’une commission d’enquête sur le 17 octobre

La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet envisage la création d’une commission d’enquête sur les événements d’hier, a appris BFMTV.

“Cette commission d’enquête aura vocation à faire toute la lumière sur les scènes de chaos et de pillages auxquelles nous avons assisté et sur leurs responsables, à apporter des réponses aux élus, aux commerçants et à toutes les victimes des violences d’hier, mais aussi aux citoyens qui s’interrogent sur l’ampleur des débordements et la réponse qui leur a été apportée”, explique la présidente de l’Assemblée dans un communiqué.

Yaël Braun-Pivet réunira les présidents de groupe à cet effet mardi matin.

“Des entreprises déjà fragilisées”: les petits commerces craignent “le coup de trop” après les pillages

Le réseau des chambres de commerce et d’industrie (CCI France) dénonce les violences “inacceptables” survenues la veille en marge des manifestations, craignant les conséquences des dégâts pour des petits commerces déjà à la peine.

Vitrines brisées, rideaux de fer arrachés, magasins pillés, parfois incendiés, de Paris à Marseille et Lyon en passant par Saint-Etienne ou Nice, ces violences ont touché “des entreprises déjà fragilisées par des années de crises successives, par la hausse des coûts et par la baisse de fréquentation des centres-villes”, observe CCI France dans un communiqué.

“Pour nombre d’entre elles, ces dégradations peuvent être le coup de trop”, alerte l’organisation.

“Je refuse d’ajouter ma voix au concert de l’indignation”: un organisateur de la mobilisation apporte son soutien aux “révoltes qui éclatent partout dans le pays”

L’un des co-organisateurs de la journée de mobilisation d’hier contre la “vie chère”, qui a tourné au chaos dans plusieurs villes en raison d’affrontements et de pillages, apporte son soutien aux “révoltes qui éclatent partout dans le pays”.

“On m’a demandé de condamner les violences, les émeutes, les barricades. De condamner la colère du peuple. Je refuse d’ajouter ma voix au concert de l’indignation. Cette colère, je ne la condamne pas: je la salue”, écrit Benjamin Ball, éditeur du site 17octobregiletjaune.net qui recensait les actions organisées lors de cette journée qui a rassemblé entre 550.000 et 800.000 personnes selon les sources.

“En tant que militant de la moindre violence, je soutiens et j’appuie les révoltes qui éclatent partout dans le pays”, ajoute le militant, qui faisait partie des multiples organisations ayant appelé à se mobiliser, avec des collectifs étudiants et lycéens, des gilets jaunes et certains syndicats.

Benjamin Ball appelle notamment à la “poursuite des perturbations et des blocages logistiques”, au “soutien, partout, aux mobilisations lycéennes et étudiantes” et à préparer “la grève” et un “blocage général reconductible à partir du 5 novembre”.

“Ils n’avaient plus de munitions”: le maire de Limoges se dit “totalement scandalisé” face au manque de moyens des forces de l’ordre

Au lendemain de l’incendie de la mairie de Limoges, l’édile LR Guillaume Guérin dénonce sur BFMTV “une honte”. Comme de nombreux élus, notamment les maires de Paris, Lyon et Marseille, il fustige le manque de moyens policier.

“Autour de 15h30, nos policiers municipaux, pourtant en nombre, se sont retrouvés à ne plus pouvoir lutter contre la violence de ces casseurs car ils n’avaient plus de munitions”, assure-t-il, se disant “totalement scandalisé” et pointant l'”aveu d’échec colossal” de l’État.

La préfète de la Gironde condamne des “actes ignobles” et une “violence gratuite” lors des manifestations à Bordeaux

Sophie Brocas, préfète de la Gironde, condamne des “actes ignobles” et une “violence gratuite” lors des manifestations à Bordeaux. La représentante de l’État dénonce, lors d’un point presse, “cette violence d’appropriation qui fracasse le moral des commerçants”.

Elle encourage par ailleurs les “riverains” qui ont filmé des scènes de pillage à partager leurs vidéos.

Benoît Payan annonce rencontrer prochainement Laurent Nuñez

Le maire de Marseille est revenu sur le manque d’effectif des forces de l’ordre lors des émeutes survenues à Marseille. “Je me souviens avoir traversé des difficultés notamment avec les émeutes après la mort de Nahel. Ça a été difficile, mais j’avais du monde en face de moi”, dit-il, citant la police nationale, la police municipale, la gendarmerie nationale et les marins-pompiers. “Que s’est-il passé depuis ?”, lance l’édile, agacé.

“Quand ça s’est passé pour Nahel, nous avions les forces de sécurité qui s’occupait de ça. Là, je ne sais pas à quoi elles ont été employées et c’est la question que je poserais au ministre de l’Intérieur”, ajoute-t-il.

Il conclut: “Je ne veux pas entrer dans la polémique, mais je crois comprendre que certains avaient des informations, notamment sur la volonté de certains blacks blocs d’en découdre. Une compagnie de CRS, ça fait 80 CRS, pour une ville qui fait cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris c’est insupportable”.

Sur l’indemnisation des commerçants, Benoît Payan assure que “l’État va devoir prendre ses responsabilités”

Interrogé sur l’éventuelle ouverture d’un fonds d’aide pour les victimes des émeutes de ce samedi, l’édile a assuré que “l’Etat va devoir prendre ses responsabilités” en indemnisant les personnes concernées.

“Moi, je prendrai mes responsabilités. On est ici pour aider les commerçants à fermer les vitrines. C’est la Ville qui le prend en charge. Pour le fonds d’indemnisation, je demande à la Région, à la Métropole et au département de venir m’aider. Mais les collectivités ne peuvent pas pallier les carences de l’Etat”, précise le maire de Marseille.

1.800 personnes interpellées en France et plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés, selon un bilan provisoire

“Pour l’heure, 1.800 personnes ont été interpellées”, annonce sur X le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dans un bilan encore “provisoire”.

“À ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés pris dans ces scènes de violences”, détaille-t-il, pointant des “dégâts matériels considérables”.

Sébastien Lecornu présidera ce soir une cellule de crise sur les conséquences des violences d’hier

Le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera ce soir une cellule de crise interministérielle à 19h après les violences en marge de la mobilisation d’hier, sur les conséquences sur l’économie et le commerce, les assurances et le suivi judiciaire.

“Je veux savoir quels ordres ont été donnés”: Benoît Payan demande des comptes sur l’organisation des forces de sécurité

“Quand je vois la mairie de Limoges brûlée, la mairie de Lille attaquée, les commerçants qui ont bien été seuls. Mon propos n’est pas d’incriminer la police nationale, elle fait ce qu’on lui demande. Je veux savoir quels ordres ont été donnés”, a déclaré le maire de Marseille.

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Il précise en outre avoir demandé au président de la République d’être reçu.

“Ce n’est pas ma conception de la République. Dans ce pays, il y a un État de droit qui doit être respecté. L’ordre et le droit de manifester en font partie, et ni l’un ni l’autre n’a été respecté”, ajoute-t-il.

François Hollande estime que “la situation que connaît notre pays est grave”

“La situation que connaît notre pays est grave et l’émotion qui saisit nos concitoyens est immense après une journée qui a vu des bâtiments publics incendiés, des rues saccagées et de multiples commerces vandalisés”, écrit sur X l’ancien président de la République François Hollande.

Ce dernier pointe des “groupes ultra-violents et des pillards déguisés en émeutiers”, qui doivent être “implacablement condamnés”, a contrario des “jeunes et de manifestants qui entendaient exprimer leurs revendications”.

“Les forces de l’ordre, dont nul ne peut contester l’extrême difficulté de leur mission et qui ont elles-mêmes été agressées, ont été débordées”, ajoute le socialiste, décrivant un “bilan désastreux”.

“Il est essentiel de ramener au plus tôt la paix civile, de garantir la stabilité du pays et d’assurer l’union des citoyens autour de la République”, conclut-il.

“Je n’ai pas les mots pour décrire ce que jamais je n’aurais imaginé vivre dans cette ville”, déclare le maire de Marseille Benoît Payan

“C’est plus que la consternation”, déplore le maire de Marseille Benoît Payan, au lendemain des scènes de violence dans sa ville.

“Je n’ai pas les mots pour décrire ce que jamais je n’aurais imaginé vivre dans cette ville. Des hordes de casseurs et pilleurs s’en sont pris à nos biens communs (…) sans aucune revendication, avec le seul but de casser les revendications de ceux qui venaient manifester de manière légitime”, fustige-t-il.

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Le maire de la deuxième ville de France estime que le dispositif policier était insuffisant. “Je n’ai jamais vu cette manière de maintenir l’ordre, on en était au rétablissement de l’ordre”, accuse-t-il, rappelant avoir demandé une audience à Matignon avec les maires de Paris et Lyon pour obtenir des “explications et des moyens pour que ça ne se reproduise plus”.

Le parquet de Paris fait état de 720 personnes interpellées dont 517 gardes à vue

Alors que la préfecture de police a évoqué le chiffre de 855 personnes interpellées à Paris, le parquet a annoncé 720 interpellations, dont 517 font l’objet d’une garde à vue, 346 majeurs et 171 mineurs, dans un bilan pas encore consolidé.

“Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu’aux alentours de 6h du matin”, indique le parquet avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre de violences ou encore dégradations.

69 interpellations à Lille et 56 gardes à vue en cours

69 personnes ont été interpellées hier à Lille, indique la préfecture du Nord, et 56 gardes à vue sont en cours.

L’autorisation a été donnée pour que les images de vidéosurveillance faites par drone puissent être exploitées pour identifier d’éventuels casseurs.

“Je comprends la colère, je comprends la peur”: le maire de Lyon Grégory Doucet assure qu’il “va falloir tirer des leçons” des violences

“Quand je vois cet office du tourisme incendié, pris d’assaut, quand je vois les commerçants qui ont tout perdu pour certains, j’ai eu une émotion très forte à plusieurs reprises”, déclare le maire de Lyon Grégory Doucet, au lendemain des violences qui ont émaillé la mobilisation dans la capitale des Gaules.

“Je comprends la colère, je comprends la peur, car ces sentiments je les ressens aussi (…) Le chaos qui a régné dans la ville est abominable”, déplore-t-il.

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“Il va falloir tirer des leçons de tout ça, réparer, reconstruire”, ajoute-t-il, rappelant avoir demandé d’être reçu à Matignon avec les maires de Paris et Marseille.

160 personnes placées en garde à vue à Lyon, dont 124 majeurs

“C’est insupportable”, déclare Étienne Guyot, préfet du Rhône, au lendemain des violences qui ont touché Lyon.

“Il n’y a pas de victimes” parmi les manifestants, annonce-t-il en point presse, et “100 blessés dans les forces de sécurité”. Au total, il y a eu “160 personnes interpellées, dont 124 majeurs”. Ces 160 personnes ont été placées en garde à vue.

La mairie de Paris déplore un “manque de moyens” policiers contre les pillages

La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, déplore “un manque de moyens” policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées hier jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.

“Il y a eu clairement, je dirais, un manque de moyens hier soir sur la capitale”, “ce n’est pas acceptable de voir à l’image des gens saccager des commerces et s’en prendre physiquement” à des bâtiments, critique sur franceinfo le bras droit du maire socialiste Emmanuel Grégoire. L’élue a évoqué “un niveau de violence que nous n’avons, je crois, jamais vu” à Paris.

Un manifestant est mort à Paris, victime d’un malaise

Un manifestant a fait un malaise boulevard Magenta à Paris, où est passé le cortège, a appris BFMTV d’une source policière.

Il a été porté par d’autres jusqu’au centre de secours de Château d’eau et est décédé devant. La préfecture de police de Paris, dans son dernier bilan, fait état d'”une personne décédée à la suite d’un arrêt cardiorespiratoire”.

L’incendie de la mairie de Limoges est “circonscrit”, annonce le préfet de la Haute-Vienne

Maurice Barate, préfet de la Haute-Vienne, annonce que l’incendie de la mairie de Limoges est “circonscrit”, précisant que les “pompiers sont en train d’éteindre les dernières braises”.

“C’est sciemment que le feu a été mis”, dénonce le représentant de l’État sur LCI en fustigeant “une horde sauvage” à l’origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l’édifice du 19e siècle, et de très nombreux dégâts dans la capitale limousine.

17 personnes, dont sept mineurs, placées en garde à vue à Limoges

17 personnes dont sept mineurs ont été placés en garde à vue à Limoges, où la mairie a été incendiée, indique à BFMTV le parquet de la ville.

Une enquête a été ouverte pour “destruction d’un bien par moyen dangereux en bande organisée”.

“Des particuliers ont également été pris à partie, parfois de manière violente, en marge des attroupements présents sur les lieux. Un recensement des victimes va être effectué dans les plus brefs délais”, ajoute le parquet.

855 interpellations et 13 membres des forces de l’ordre blessés à Paris, selon un nouveau bilan ce matin

À 8h ce matin, la préfecture de police de Paris indique que 855 personnes ont été interpellées dans la capitale, “un chiffre record”. 13 policiers et gendarmes ont été blessés, ainsi que deux pompiers.

Le ministre du Commerce Serge Papin affirme que le gouvernement est “mobilisé” pour aider les commerçants touchés

“À tous les commerçants touchés”, “nous sommes mobilisés à Bercy pour vous aider”, a affirmé le ministre du Commerce, Serge Papin, alors que de nombreuses boutiques ont été vandalisées ou victimes de pillages, notamment dans les grandes villes.

Le président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Alexandre Bompard, a dit s’attendre à de “lourdes conséquences économiques et financières” pour le secteur.

“Une seule compagnie de CRS”: à Marseille et Lyon, le dispositif des forces de l’ordre interroge face au nombre de manifestants

Au lendemain des manifestations du 17 octobre, émaillées par des violences et pillages, le dispositif des forces de l’ordre pose question, notamment dans de grandes villes comme Marseille et Lyon.

Dans la cité phocéenne, des casseurs se sont brièvement introduits dans le hall de la mairie. L’édile, Benoît Payan, a rapidement pointé le manque de forces de l’ordre prépositionnées.

“Il a fallu que j’appelle le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, que je les ai au téléphone pour leur demander des renforts”, a-t-il regretté, assurant que “ce matin (du 17 octobre NDLR), il y avait une compagnie de CRS pour Marseille, Marseille c’est la deuxième ville de France, Marseille c’est cinq fois Lyon en surface, c’est deux fois et demie Paris.”

>> Lire notre article complet ici.

“Quel lamentable politicien”: passe d’armes entre Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu qui se rejettent la responsabilité des violences

Les violences en marge des manifestations du 17 octobre ont nourri hier une très virulente passe d’armes entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, chacun imputant à l’autre une part de responsabilité dans le désordre.

“Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c’est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités”, a taclé dans un message sur X le chef du gouvernement. “On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C’est votre responsabilité politique”, a ajouté le locataire de Matignon qui accuse, depuis le début de la mobilisation mi-septembre, LFI d’attiser la colère.

En réponse, Jean-Luc Mélenchon a accusé le Premier ministre d’avoir “joué avec le feu, en comptant sur le pourrissement” de la situation et a mis une nouvelle fois en cause la stratégie du maintien de l’ordre déployée par les autorités. “Vous n’êtes pas un homme d’État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime”, a-t-il tancé.

Plus tard dans la soirée, le chef insoumis a qualifié Sébastien Lecornu de “lamentable politicien” et l’a accusé d’être “le responsable du chaos qu’il a méthodiquement préparé par incompétence ou par stratégie du pire”.

Olivier Faure dénonce les “casseurs” qui “pourrissent” la mobilisation et appelle à une modification “de la doctrine de maintien de l’ordre”

Le patron du PS Olivier Faure a fustigé, dans une interview accordée au Parisien hier, “les casseurs” qui “pourrissent un mouvement aussi puissant que joyeux, emmené par les lycéens et les étudiants”. “Honte à ceux qui mettent en danger nos jeunes et jettent le discrédit sur leurs aspirations”, a-t-il regretté.

Celui qui a perdu la primaire sociale-démocrate a toutefois souligné le besoin de modifier “la doctrine de maintien de l’ordre”. “C’est la désescalade qui doit être recherchée, pas la confrontation qui favorise le jeu du chat et de la souris avec des casseurs qui s’en servent pour justifier leurs actes”, a-t-il souligné.

“Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde”: le vice-président américain JD Vance pointe le rôle de l’immigration dans les violences

Le vice-président américain JD Vance a estimé hier que l’immigration était responsable des violences survenues en marge de manifestations en France, et a accusé l’opposition démocrate de vouloir le même “avenir” pour les “États-Unis”.

“Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France et d’autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont négligé les questions fondamentales d’assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela finirait comme cela et ils n’ont pas écouté”, a-t-il écrit sur X.

“Je prie pour que la France, un beau pays à la population merveilleuse, mette fin à cette folie avant que plus de monuments ne brûlent”, a encore écrit le républicain, en commentaire d’une vidéo montrant l’incendie de la mairie de Limoges.

La main d’un jeune manifestant arrachée par une grenade lancée par les forces de l’ordre, l’IGPN saisie

Un jeune manifestant a eu la main arrachée hier à Saint-Étienne par une grenade lancée par les forces de l’ordre.

Une enquête “en recherche des causes des blessures” a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), a annoncé le parquet de Saint-Étienne.

“Nous n’avons pas de nouvelles à cette heure des blessures du mineur” âgé de 17 ans et 11 mois, a déclaré hier Anne Gaches, procureure de Saint-Étienne.

“Des rues entières ont été méthodiquement ravagées”, déplore le maire de Paris Emmanuel Grégoire

Dans la capitale, “des rues entières ont été méthodiquement ravagées”, selon le maire Emmanuel Grégoire (PS).

Dans les rues de Paris comme dans celles des principales villes du pays, des centaines d’institutions et de commerces ont été pris pour cible, laissant des rues entières jonchées de débris et de carcasses de deux-roues brûlés en centre-ville.

Avec ses homologues de Lyon et Marseille, Emmanuel Grégoire a demandé à être reçu en début de semaine par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

L’hôtel de ville de Limoges “très lourdement endommagé” et “en grande partie perdu”

L’hôtel de ville de Limoges, édifice du 19e siècle incendié hier en fin de manifestation, est “très lourdement endommagé” et “en grande partie perdu”, ont estimé dans la soirée le maire de la commune et le préfet de Haute-Vienne.

“Le toit s’est effondré sur les étages inférieurs, sauf dans l’aile ouest, et les deux tiers de la façade ont déjà disparu”, a déclaré à l’AFP le représentant de l’État, Maurice Barate, évoquant une “catastrophe patrimoniale” et dénonçant un “acte volontaire de casseurs, pas de manifestants”.

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Au moins 1.200 personnes ont été interpellées en France hier

Sébastien Lecornu a annoncé hier en fin de soirée que 1.200 personnes avaient été interpellées en France. “La justice passera” a assuré le Premier ministre.

Peu avant minuit, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sont également partis à la rencontre de membres des forces de l’ordre qui ont été sur le terrain toute la journée.

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“Je suis venu vous dire que nous vous soutenons”, a déclaré le chef du gouvernement.

Paris et la France se réveillent au lendemain d’une journée marquée par des scènes de chaos

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct.

Au lendemain des mobilisations contre la “vie chère” qui ont rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues en France (550.000 selon le ministère de l’Intérieur, 800.000 personnes selon les organisateurs).

Cette journée a également été marquée par de nombreuses scènes de pillage, à Paris, Marseille ou Lyon par exemple.

Au total, au moins 1.200 interpellations ont été effectuées dans toute la France, a annoncé Sébastien Lecornu samedi en fin de soirée.



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