Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations


Entre 60.000 et 110.000 manifestants attendus dans toute la France demain

Ce direct consacré à la colère sociale en cours en France est désormais terminé. Aujourd’hui, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris des arrêtés d’interdiction de manifester demain dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale, autour de l’Élysée, de Matignon et incluant les Champs-Élysées, en amont des mobilisations inédites prévues en France.

De son côté, Emmanuel Macron a appelé “au calme et au respect” lors des manifestations, depuis Bruxelles.

Dans une note du renseignement, datée d’hier que BFMTV a pu consulter, les policiers prévoient entre 60.000 et 110.000 manifestants dans toute la France, hors Paris avec près de 250 actions dont 70 cortèges dans des grandes villes étudiantes. Merci de nous avoir suivis sur BFM.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Najat Vallaud-Belkacem évoque un “état de désespérance dans lequel se trouve la jeunesse”

L’ancienne ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem évoque un “état de désespérance dans lequel se trouve la jeunesse”.

“Il va falloir qu’on reparle des problématiques de mal-être, de santé mentale qui sont considérables: les jeunes ne savent pas ce qui les attend”, affirme-t-elle sur BFM.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Ségolène Royal appelle Emmanuel Macron à “ne pas jouer l’escalade de la violence” à l’approche de la manifestation

L’ancienne ministre Ségolène Royal appelle le président de la République à “ne pas jouer l’escalade de la violence” en amont des manifestations.

“Manifester est un droit et un pouvoir républicain doit le garantir. Un accord sur le parcours est un signe de maîtrise et de sagesse”, explique-t-elle sur X, concernant le choix du parcours de la manifestation à Paris.

Le préfet de Paris a pris des arrêtés d’interdiction de manifester dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale.

“Prédire des violences comme l’a fait Sébastien Lecornu contribue à les provoquer, en mettant sous tension les fonctionnaires de police d’un côté et en incitant les casseurs de fin de manif de l’autre”, a-t-elle ajouté.

Jean-Philippe Tanguy estime qu’il y a une “conjonction de tensions sociales” lors des manifestations

Le député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy assure qu’il y a “une conjonction de tensions sociales, parfois de violences sociales extrêmement fortes”.

“On participe très très rarement pour ne pas dire jamais aux manifestations”, ajoute-t-il, assurant qu’il ne sera pas présent demain lors de la mobilisation.

“J’espère que ça se passera bien, que les jeunes seront prudents et que les éléments perturbateurs seront écartés rapidement”, a-t-il ajouté.

Bastille, Concorde, Champs-Élysées – Clemenceau… Plusieurs stations de métro fermées à Paris samedi en raison de la manifestation

Plusieurs lignes de métro sont perturbées demain face aux mobilisations prévues à Paris où entre 20.000 et 40.000 personnes devraient défiler dans la capitale.

Sur la ligne 5, l’arrêt de Bastille ne sera pas desservi à partir du 12h.

Sur la ligne 4, l’arrêt ne sera pas desservi à Barbès – Rochechouart également à partir de 12h.

Sur la ligne 9, les arrêts ne seront pas desservis à Franklin D. Roosevelt, Miromesnil et Chaussée d’Antin – La Fayette dès 8 heures du matin.

Sur la ligne 1, les arrêts ne seront pas desservis à Concorde, Champs-Élysées – Clemenceau, George V et Charles de Gaulle – Étoile d’une manifestation également à 8h.

Sur la ligne 7, Chaussée d’Antin – La Fayette, Opéra et Pyramides seront également concernés par une fermeture dès 8h du matin.

Les arrêts Kléber, Madeleine, Bac, Solférino, Assemblée Nationale, et Varennes ne seront également pas désservis.

Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” pour les manifestations prévues demain

À l’approche des mobilisations prévues demain, Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect”. Le président a notamment soutenu “les forces de l’ordre qui sont confrontées à une extrême violence”.

Le droit de manifester “pleinement respecté” va avec “le respect des personnes et le respect des biens, et donc de ne pas insulter et de ne pas casser. Et donc j’appelle au calme et au respect pour préserver ce droit”, affirme le chef de l’État.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

La préfecture de police de Paris interdit les manifestations samedi dans plusieurs secteurs de Paris, autour de l’Élysée et Matignon

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris des arrêtés d’interdiction de manifester samedi dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale, autour de l’Élysée, de Matignon et incluant les Champs-Élysées.

Dans le cadre de cette journée de mobilisation associant gilets jaunes, étudiants et lycéens, les rassemblements et cortèges qui n’auront pas été déclarés seront interdits de 7h à 22h, selon la préfecture de police.

Une membre du comité de mobilisation de l’AG Interfac a demandé à la préfecture de police de manifester demain “en direction des lieux de pouvoir”

Coppélia Moreau, membre du comité de mobilisation de l’AG Interfac et participante de la réunion avec la préfecture de police de Paris, indique à BFMTV avoir demandé à la préfecture de police de Paris d’aller manifester “en direction des lieux de pouvoir”.

“On a fait plusieurs propositions, on propose d’aller en direction de la place de la Bourse et on attend des réponses de la préfecture mais ça commence à être long”, s’insurge-t-elle.

À l’issue d’une réunion avec les représentants des organisateurs (AG Interfac IDF, gilets jaunes, etc.) et le préfet de police Patrice Faure, Coppélia Moreau prévient que “ce qui est accepté c’est de partir de Bastille, samedi 17 octobre à 14h”.

“On est au cœur d’un problème politique central: c’est la question de pouvoir manifester jusqu’à des lieux de pouvoir”, ajoute-t-elle.

De son côté, Patrice Faure a affirmé que ses services “travaillaient” à un accord “avec l’ensemble des requérants”.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Manifestation du 17 octobre: Jean-Luc Mélenchon lance un point de départ à 14h place de la République à Paris

Le candidat LFI à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon appelle à établir “un point de départ pour le parcours de la manifestation samedi 17 octobre à 14h, malgré le fait que la préfecture de police de Paris indique qu’il n’y a toujours pas d’accord sur le parcours parisien.

“Je renouvelle la demande d’un engagement à ne pas utiliser d’armes destinées aux mutilations de manifestants (yeux, mains, grossières) ou de charges en voiture, à moto ou à cheval contre les manifestants”, écrit-il sur X.

Une enquête ouverte après l’incendie dans le lycée Aristide-Briand à Saint-Nazaire

Le Parquet de Saint-Nazaire a ouvert une enquête pour des faits de dégradation sur établissement scolaire par voie incendiaire, après l’incendie dans le lycée Aristide-Briand qui a dû être évacué, en marge d’une mobilisation lycéenne.

Une jeune fille mineure a par ailleurs été placée en garde à vue vers 14h50 ce vendredi après cet incendie.

“Innaceptable”: une intersyndicale condamne les “fermetures administratives abusives” des universités

Les fermetures administratives des universités sont “abusives” et “pénalisent” les enseignants et les étudiants, affirme une intersyndicale de l’enseignement supérieur, qui refuse par ailleurs les cours à distance, alors que de nombreuses facultés sont bloquées depuis le début du mouvement lycéen.

Les branches de l’enseignement supérieur de la FSU, FO, CGT, et Sud, condamnent “les fermetures administratives abusives, décidées sans cadre réglementaire clair, qui pénalisent les personnels comme les étudiants, et empêchent les assemblées générales”.

“Le recours forcé au télétravail et à l’enseignement à distance – qui reste un mode dégradé – est inacceptable, voire illégal”, ajoutent-elles dans un communiqué commun.

Un site internet “17 octobre 2026 gilet jaune, je soutiens la manifestation” crée une carte des mobilisations pour le 17 octobre

Le site internet nommé “17 octobre 2026 gilet jaune, je soutiens la manifestation” a créé une carte des mobilisations sur toute la France pour orienter les points de départ des manifestations en France le 17 octobre.

La carte, qui circule massivement sur les réseaux sociaux, appelle à “converger” les mobilisations, les “revendications” et les “solidarités” et propose de signer un appel à la mobilisation dans l’Hexagone.

“Gilets jaunes, Gen Z, Indigné·es, paysan·nes, pompier·es, ouvrier·es, profs, soignant·es, défenseur·euses du climat, habitant·es des quartiers, retraité·es : le samedi 17 octobre, partout, nos luttes s’organisent, nos revendications s’expriment et nos solidarités se construisent”, peut-on lire sur leur site internet.

SONDAGE BFMTV. Hausse du coût de la vie: 69% des Français approuvent la mobilisation

69% des Français approuvent la mobilisation contre la hausse du coût de la vie, selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et publié ce jour.

L’opinion publique soutient largement les appels relayés par différents collectifs, notamment pour protester contre la hausse des prix des carburants et du coût de la vie demain.

Précisément, ils sont 36% à soutenir cette mobilisation, 33% éprouvent de la sympathie à son égard. 14% des Français y sont indifférents, 10% sont opposés au mouvement. Ils sont seulement 7% à y être hostiles.

L’approbation du mouvement social est nettement plus élevée chez les électeurs du Nouveau Front populaire (83%) et du Rassemblement national (70%) que chez ceux de Les Républicains (55%) et ceux d’Ensemble (51%). C’est auprès des plus jeunes que la mobilisation a le plus de succès: 77% des 18-24 ans et 73% des 25-34 ans.

Jordan Bardella estime que le 17 octobre est un prétexte “pour la France du chaos de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon”

La “mobilisation sociale est un prétexte pour l’ensemble des groupuscules d’extrême gauche qui vont venir derrière Jean-Luc Mélenchon”, déclare Jordan Bardella depuis le Mondial de l’automobile à Paris.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

“Il y a fort à parier qu’il y aura des débordements demain”, estime le président du Rassemblement national, qui apporte son soutien aux forces de l’ordre. Pour lui, le 17 octobre sera “une journée pour la France du chaos de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon”.

Mobilisation lycéenne: l’intersyndicale appelle à ce que les étudiants mobilisés “ne soient pas pénalisés pour leurs absences” et que “toute évaluation soit suspendue”

Dans un communiqué publié ce jour, l’intersyndicale de l’Éducation nationale salue “la réussite ” de la mobilisation de mardi et dénonce la “répression violente qui a frappé des manifestants et des responsables syndicaux”.

“Face à une jeunesse qui se mobilise pour ses conditions d’études”, l’intersyndicale appelle à ce que “les étudiants mobilisés ne soient pas pénalisés pour leurs absences et que toute évaluation soit suspendue durant la période de mobilisation”.

“Les directions doivent garantir un cadre serein, respectueux des droits, et cesser les pressions administratives qui s’exercent sur les étudiants et le personnel”, ajoute l’intersyndicale.

Mobilisation à Paul-Éluard: le parquet de Bobigny ouvre une enquête pour violences sur des policiers

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour “violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique” au lendemain d’une journée de mobilisation tendue devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, annonce le procureur à l’AFP.

Lors d’un rassemblement hier , où des centaines d’élèves et de personnels éducatifs étaient mobilisés, “des policiers du commissariat de Saint-Denis ont fait l’objet d’outrages et de violences devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis dans le cadre d’un blocus de l’établissement”, indique Alexandre de Bosschère.

Ce jour-là, “trois suspects” ont été arrêtés tandis qu’un quatrième a “pris la fuite à l’intérieur de l’établissement”, ajoute-t-il.

Des policiers sont alors entrés dans le lycée avec l’autorisation du chef d’établissement et de leur hiérarchie, poursuit le parquet, afin de “procéder à l’interpellation” de ce quatrième individu, mineur, dans “un bureau administratif”.

“À la sortie du bureau, les policiers ont été pris à partie et bousculés par une cinquantaine d’enseignants et personnels qui les ont empêchés de quitter le lycée avec le mineur interpellé”, détaille-t-il encore.

Interpellation d’un élève au sein du lycée Paul-Éluard: le personnel de l’établissement dénonce “un nouveau seuil dans l’escalade répressive”

Au lendemain d’une journée de mobilisation tendue devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, lors de laquelle un élève a été interpellé par la Brigade anti-criminalité (Bac), le personnel de l’établissement dénonce dans un communiqué “une répression policière d’une extrême violence”.

“Ce jeudi, un nouveau seuil dans l’escalade répressive a été franchi. Sous un prétexte mensonger, le proviseur a convoqué un élève dans son bureau, avant de faire entrer des policiers de la Bac au sein même de l’établissement afin de procéder à son interpellation. Le jeune ne représentait aucune menace ni pour les personnels ni pour le reste des élèves du lycée. En effet, il était simplement assis sur le parvis. L’élève s’est ainsi retrouvé enfermé pendant un certain temps dans le bureau du proviseur, seul face aux policiers”, écrivent-ils.

Le personnel demande le départ du proviseur, un chef d’établissement qui “fait par ailleurs l’objet de plusieurs plaintes concernant ses pratiques lors de son précédent poste au lycée Mozart du Blanc-Mesnil”. Une conférence de presse va être organisée à 16h.

En réponse à la demande de Beauvau, Sébastien Lecornu convoque une cellule de crise demain au niveau des directeurs de cabinet

Sébastien Lecornu convoque une cellule interministérielle de crise (CIC) en vue de la mobilisation sociale de demain, au niveau des directeurs de cabinet du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des autres membres du gouvernement concernés, en réponse à la demande de Laurent Nuñez.

Le site des Républicains piraté par des soutiens à la mobilisation du 17 octobre

Le site des Républicains a été victime d’un piratage ce matin. Le contenu de la page a été remplacé par un appel à rejoindre les manifestations prévues ce 17 octobre à travers la France.

Le communiqué publié par les pirates affirme également que “toutes les données de votre site et de vos membres ainsi que tous vos échanges internes et messages privés” ont été volés.

Le communiqué apparu sur le site des Républicains lors de son piratage à la veille de la manifestation du 17 octobre.
Le communiqué apparu sur le site des Républicains lors de son piratage à la veille de la manifestation du 17 octobre. © BFMTV

Contacté, l’entourage de Bruno Retailleau répond qu’aucune fuite de données n’a été constatée. “Il s’agit uniquement du site du parti et pas du site de campagne de Bruno Retailleau. L’incident a été pris en charge tout de suite et le site est en cours de rétablissement”, précise-t-on.

Le ministère de l’Intérieur évoque 500 actions envisagées et plus de 90 manifestations à travers la France

Le ministère de l’Intérieur a mis à jour ses prévisions pour la journée de demain: à ce stade selon Beauvau, environ 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont en cours de structuration.

Des débordements sont anticipés, notamment dans les cortèges et dans les grandes villes. “Les actions de blocages sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels ne seront pas tolérés”, prévient le ministère.

Les syndicats annoncent maintenir leur itinéraire de départ malgré le refus de la préfecture de police de Paris

Malgré le refus de la préfecture de police de Paris d’autoriser l’itinéraire proposé, les organisations syndicales annoncent maintenir leur manifestation.

“On partira à la manifestation samedi de Bastille de manière conjointe avec l’Intersyndical, la CGT, les camarades gilet et l’Interfac IDF”, affirme Coppélia Moreau, membre de l’Interfac IDF, qui dénonce une “hypocrisie” de la part des autorités.

Selon la militante, le cortège s’élancera de la place de la Bastille en direction de la Bourse, en passant par la place de la République.

L’Interfac dénonce des “prétextes bidons” après le refus de plusieurs itinéraires de manifestation

“Le gouvernement Lecornu nous dit que toutes les manifestations seront autorisées, mais dans les faits les manifestations qui se dirigent vers les lieux de pouvoir sont refusés. Ce n’est pas normal!”, fustige Coppélia Moreau, membre du comité de mobilisation de l’Interfac IDF.

Elle affirme que les syndicats et les organisations lycéennes ont “tout proposé”, sans résultat. “Tous les prétextes sont bidons!”, lâche la jeune femme peu après l’allocution du préfet de police

“Il y a une colère qui existe de la part de la jeunesse et du monde du travail et on veut pouvoir aller manifester au plus proche des lieux de pouvoir pour leur faire comprendre, par notre nombre, notre détermination”, poursuit-elle.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Le préfet de police de Paris indique qu’un “accord global” sur l’itinéraire de la manifestation de demain n’a pas encore été trouvé

À la veille de la manifestation qui doit avoir lieu demain, le préfet de police de Paris indique que les syndicats et la préfecture de police n’ont pas encore trouvé “d’accord global” sur un itinéraire à suivre.

“Nous n’avons pas d’accord global sur un cortège, un itinéraire, nous y travaillons”, déclare Patrice Faure. Mais “je pense que nous arriverons à trouver un itinéraire qui permet de concilier le besoin de manifester et la sécurité”, ajoute-t-il.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Laurent Nuñez demande au Premier ministre de convoquer une cellule de crise

À l’issue de la réunion avec les préfets, Laurent Nuñez a demandé au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de convoquer une cellule de crise afin de suivre la mobilisation de demain, indique un membre de l’entourage du ministre de l’Intérieur à BFMTV.

INFO BFMTV. Partis politiques, syndicats… Qui va participer à la mobilisation du 17 octobre?

Dans la note du renseignement, les policiers énumèrent tous les partis et syndicats qui appellent au rassemblement: La France insoumise, le Parti communiste, le Parti socialiste, le NPA, Sud Rail, Sud Éducation…

Ils précisent en revanche que les pompiers, les principales organisations du BTP, les auto-écoles et les transporteurs routiers “n’ont pas appelé leurs adhérents à se mobiliser en dépit des informations circulant sur les réseaux sociaux”.

Le syndicat Convergence infirmière, le collectif des Infirmiers Libéraux en Colère et le collectif national La Force Invisible des Aides à Domicile appellent à se mobiliser sur Paris contre la hausse des prix du carburant. Les Bikers de France ont appelé aussi à se mobiliser contre le prix du carburant par exemple à Tours et Pau.

Il y aura des gilets jaunes qui semblent se joindre au mouvement après être restés en retrait. Les policiers citent notamment les figures du mouvement Jérôme Rodrigues, Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle ou encore François Boulo. Les policiers estiment que les soutiens de ces figures “peuvent convaincre les militants gilets jaunes de la première heure qui hésitaient à s’associer au mouvement”.

Selon les policiers, l’ultragauche dispose de “5000 militants” en France qui peuvent se déployer. “L’ultragauche capitalise sur la crise lycéenne pour tenter de créer un mouvement qui mobiliserait plus largement”.

INFO BFMTV. Le renseignement évoque un mouvement du 17 octobre “hétéroclite” qui veut une “convergence des luttes”

Toujours dans cette note du renseignement, datée d’hier que BFMTV a pu consulter, les policiers indiquent que cette journée de mobilisation “relayée par le mouvement lycéen et étudiant” est porté par “un emballement sur les réseaux sociaux qui l’ont produit mais aussi dans les médias qui accordent une place croissante à ce sujet”.

Il s’agit d’un mouvement “hétéroclite” qui ambitionne une “convergence des luttes”, et qui réunit notamment des personnes de l’ultragauche, des “néo-gilets jaunes”, des propalestiniens, des partis de gauche, des lycéens, des étudiants ou encore “des adeptes de la mouvance techno-alternative”.

Les policiers notent aussi que les anciens gilets jaunes, d’abord en retrait, semblent soutenir l’appel du 17 octobre. “Positionnés en tant qu’anciens, ils contribuent à la construction d’une symbolique parlant au plus grand nombre”, peut-on lire dans cette note.

INFO BFMTV. Entre 60.000 et 110.000 manifestants attendus par le renseignement en France, hors Paris

Dans une note du renseignement, datée d’hier que BFMTV a pu consulter, les policiers prévoient entre 60.000 et 110.000 manifestants dans toute la France, hors Paris, pour le 17 octobre avec près de 250 actions dont 70 cortèges dans des grandes villes étudiantes. 

Les policiers assurent, par ailleurs, que “les risques d’exactions et de violences en direction des forces de l’ordre en marge des cortèges les plus importants dans les centres-villes se confirment”. Ils craignent “des actions éruptives, peu préparées et offensives”.

Le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis fermé au lendemain d’une journée de mobilisation tendue

Le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, l’un des établissements les plus médiatisés depuis le début du mouvement lycéen, est resté portes closes aujourd’hui, au lendemain d’une journée de mobilisation tendue.

Hier, les personnels mobilisés ont dénoncé une interpellation d’un élève dans l’enceinte de l’établissement, où des centaines de lycéens et leurs professeurs se mobilisent, depuis trois semaines, pour revendiquer de meilleures conditions de scolarité.

Plusieurs vidéos, transmises à l’AFP, montrent des policiers en civil, dont au moins un est muni d’un brassard “police”, interpeller un adolescent dans l’enceinte du lycée. Des personnels tentent alors de s’y opposer, scandant “Libérez notre élève”.

La brigade anti-criminalité (Bac) a interpellé jeudi au sein du lycée un élève “auteur d’un outrage”, indique de son côté la préfecture de police, précisant avoir eu l’accord du chef d’établissement, dont des personnels réclament désormais le départ.

Les agriculteurs de la FNSEA, en plein “boulot”, ne participeront pas à la mobilisation

Les adhérents de la FNSEA, mobilisés dans leurs exploitations, ne participeront pas à la mobilisation du samedi 17 octobre, annonce le président du premier syndicat agricole, Arnaud Rousseau.

“Pour ce qui concerne la FNSEA, nous n’y serons pas pour une raison assez simple (…), c’est que c’est la pleine période du boulot” dans notre secteur, déclare-t-il sur BFMTV et RMC.

Manifestations du 17 octobre: Emmanuel Macron appelle “au calme et au respect” lors des mobilisations

Le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a indiqué à l’AFP que le deuxième syndicat agricole, habitué des manifestations, ne se joindrait pas non plus au mouvement. En revanche, la Confédération paysanne, troisième syndicat marqué à gauche, est solidaire depuis près de deux semaines du mouvement des lycéens et sa porte-parole Fanny Métrat a réitéré auprès de l’AFP son appel à “la convergence des luttes face à un gouvernement ultralibéral”.

“Il y a une extrême vigilance de la part du gouvernement”: les inquiétudes de l’exécutif avant la mobilisation

D’après les élements récoltés par BFMTV, le gouvernement exprime son inquiétude vis-à-vis de la mobilisation de demain. “On a l’inquiétude de voir des images d’un pays à feu et à sang”, confie un ministre. “On doit être vigilant car le moindre mot dit de travers par un ministre, ça peut mettre le feu aux poudres”, ajoute-t-il.

“Il y a une extrême vigilance de la part du gouvernement. Tous les efforts sont consacrés à la journée du 17 octobre. On voit une convergence qui se dessine”, affirme un autre membre du gouvernement.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu suivra la mobilisation depuis Matignon, et pour l’heure, aucune cellule de crise n’est prévue.

Quant à la colère lycéenne, un ministre appelle à “ne pas laisser pourrir la situation en pensant que ça va s’arrêter avec les vacances”. “La tendance des derniers jours, c’est plutôt un mouvement qui s’essouffle… On verra!”, tente de son côté de positiver un conseiller gouvernemental.

Plusieurs parcours de cortège interdits par la préfecture de police à Paris

À la veille de la journée de mobilisation du 17 octobre, les parcours des cortèges restent flous à Paris. Le préfet de police a interdit hier le parcours choisi par le comité de mobilisation de l’assemblée générale Interfac Île-de-France.

Ce cortège devait initialement partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Concorde entre 11h et 19h. La préfecture évoque “des risques sérieux de trouble à l’ordre public”. Elle a proposé un itinéraire alternatif reliant République à Nation. Pour l’heure, les deux camps ne sont pas tombés d’accord.

Les discussions se poursuivent donc aujourd’hui. “Le dialogue se poursuit pour trouver un itinéraire qui permette de prévenir autant que possibles les risques de troubles à l’ordre public”, indique la préfecture de police à BFMTV.

En parallèle, les gilets jaunes auxquels se sont agrégés les représentants de l’Intersyndicale avaient proposé un parcours allant de la place de l’Opéra à la place de la Bastille. Là aussi, la préfecture de police a refusé cet itinéraire tout en proposant un cortège allant de la place de Clichy à la place de la République. Les discussions se poursuivent.

Laurent Nuñez réunit les préfets à 11h

Le ministre de l’Intérieur doit échanger avec les préfets par visioconférence dans le cadre de la préparation de cette mobilisation. La réunion aura lieu à 11h.

Sophie Binet estime que la mobilisation du 17 octobre montre “l’ampleur de la colère”

La journée d’action prévue samedi autour du pouvoir d’achat “montre l’ampleur de la colère”, en fédérant des revendications multiples des gilets jaunes aux lycéens, estime la patronne de la CGT Sophie Binet sur France Inter.

“Il faut comprendre la gravité de la situation: aujourd’hui, s’acheter des tomates, des courgettes ou faire le plein, ça devient une consommation de luxe. Il y a des millions de travailleurs et des travailleuses qui sont complètement asphyxiés et qui n’arrivent plus à s’en sortir”, expose la secrétaire générale de la CGT.

Laurent Nuñez affirme que les grenades assourdissantes pourront être utilisées en cas de “violences urbaines”

Le ministre de l’Intérieur annonce que l’usage des grenades assourdissantes sera autorisé en cas de “violences urbaines”, alors que l’un de ces types de grenade est actuellement suspendu dans le cadre du mouvement lycéen à la suite du drame à Lens, où un lycéen a eu la main arrachée après avoir été en contact avec une grenade assourdissante.

“Les policiers et gendarmes doivent pouvoir utiliser l’ensemble des armes intermédiaires à leur disposition” samedi, martèle-t-il, interrogé sur France 2 ce matin.

50.000 à 100.000 manifestants attendus hors Paris, jusqu’à 40.000 dans la capitale

En excluant la région parisienne, le renseignement territorial évalue le nombre de manifestants attendus sur le territoire français à entre 50.000 à 100.000 personnes, selon une note consultée par RMC.

Selon les estimations des autorités, entre 20.000 et 40.000 personnes devraient défiler à Paris.

“250 manifestations et 80 cortèges” doivent être autorisés pour la journée du 17 octobre

Bonjour et bienvenue dans ce direct, consacré à la colère sociale en France. La journée d’action prévue demain autour du pouvoir d’achat devrait être très suivie en France. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’attend à “une mobilisation assez importante” avec “250 manifestations et 80 cortèges qui doivent être autorisés, un peu plus d’une quarantaine de manifestations déclarées”.

Le ministre s’attend à plusieurs types d’actions: des “rassemblements spontanés”, des “manifestations de voie publique”, ainsi que “des blocages”.



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *