- Les musées parisiens du Louvre, d’Orsay, Picasso et le Grand Palais seront exceptionnellement fermés samedi.
- L’Élysée fait savoir ce jeudi qu’Emmanuel Macron se déplacera auprès des forces de l’ordre vendredi, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation partout en France.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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GÉRALD DARMANIN “DEMANDE DE RETIRER TEMPORAIREMENT LE DROIT DE VOTE”
Dans un entretien exclusif à LCI depuis la prison de Fleury-Mérogis, le garde des Sceaux affirme avoir notamment demandé aux procureurs de requérir une privation du droit de vote. “On ne vote pas aux prochaines élections quand on a pillé des magasins ou attaqué des policiers”, a estimé Gérald Darmanin. “Il y a déjà eu des privations de droits civiques, très nombreuses, dans les condamnations qui ont été faites. Et après, c’est à proportion de ce que demande le procureur de la République, cela peut-être quelques mois comme quelques années”, a développé le ministre.
“On ne vote pas quand on a pillé” : sur LCI, Gérald Darmanin demande la privation des droits civiques après les violences du 17 octobre
Police, justice et faits divers
VU SUR LCI
Vidéo
“PARCOURSUP EST UNE BOÎTE NOIRE” SELON RETAILLEAU
Interrogé par une lycéenne en filière professionnelle, Bruno Retailleau affirme que “Parcoursup est une boîte noire et qu’il faudra le remplacer par une plateforme avec des critères objectifs”.
RETAILLEAU SUR LES VIOLENCES LORS DES BLOCUS LYCÉENS
Bruno Retailleau est ensuite interpellé par une lycéenne, qui accuse un CRS d’avoir “enchaîné les coups de matraque et les coups de poing dans son ventre” lors d’un blocus d’un établissement scolaire. “Si ça avait été votre fille, vous auriez fait quoi ?”, lance-t-elle au président des Républicains. Regardez sa réponse en vidéo.
“L’ORDRE PUBLIC C’EST LA FERMETÉ, C’EST L’AUTORITÉ”, CLAME RETAILLEAU SUR LCI
Réagissant aux violences qui ont émaillé le pays le week-end dernier, le candidat LR à l’élection présidentielle affirme que “l’ordre public c’est la fermeté, c’est l’autorité”. “La France a été humiliée parce que ses chefs ont failli”, attaque virulemment l’ancien ministre de l’Intérieur dans “La Grande Confrontation” sur LCI.
NOUVELLE JOURNÉE DE MANIFESTATIONS POUR LES ÉTUDIANTS
Des lycéens et des étudiants continuent de réclamer entre autres davantage de moyens pour l’éducation et la suppression de Parcoursup. Les rassemblements se sont tous déroulés dans le calme ce jeudi. Regardez ce reportage du 20H de TF1.
Étudiants, lycéens : une nouvelle journée de manifestations
UN COUVRE-FEU DE TROIS JOURS À LIMOGES
Le préfet de Haute-Vienne, Maurice Barate, a par ailleurs décidé d’imposer un couvre-feu dans l’hyper-centre de Limoges “du 23 au 26 octobre, de 22h à 5h”.
De vendredi à dimanche, il sera également interdit de porter “certains équipements de protection, sacs à dos et couvre-chefs dans un périmètre défini”, ainsi que de transporter des armes. “Le port, le transport et l’utilisation notamment de produits inflammables et d’articles pyrotechniques” sont aussi proscrits.
INTERDICTION DES RASSEMBLEMENTS À LIMOGES CE WEEK-END
Le préfet de Haute-Vienne a décidé d’interdire par arrêté “les rassemblements et regroupements de plus de 10 personnes, dans un périmètre défini de Limoges, du 24 octobre 7h au 25 octobre 5h”.
LOIN DES MANIFESTATIONS, PROCHES DES REVENDICATIONS
Samedi 17 octobre dernier, la France des campagnes est restée à l’écart des mobilisations. Pourtant, les questions de vie chère et de scolarité se posent aussi dans ces communes. Regardez ce reportage du 20H de TF1
Loin des manifestations, proches des revendications
“ON NE VA PAS SE LAISSER FAIRE”
Traumatisés par les pillages du week-end dernier, de nombreux commerçants envisagent de se défendre. Les armuriers ont noté une très forte augmentation de leurs ventes, principalement de bombes au poivre. À Lyon, Lille et Marseille, certains achètent aussi des pistolets à billes ou à balles en caoutchouc.
“On ne va pas se laisser faire” : après les violences, des commerçants s’arment pour se défendre eux-mêmes
Sujets de société
“J’AI VU UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE QUI COMMANDAIT”
Alors qu’Édouard Philippe a affirmé dimanche après l’allocution d’Emmanuel Macron que la France “avait besoin d’être commandée”, le ministre de la Justice, qui soutient l’ancien Premier ministre dans la course à l’Élysée, affirme “avoir vu un président de la République qui commandait”.
INTERDICTION DE MANIFESTER À LILLE SAMEDI
La préfecture du Nord a annoncé avoir interdit “toutes manifestations” et rassemblements samedi de 7h à 22h dans le centre de Lille, après les violences et les pillages en marge des mobilisations du samedi 17 octobre.
La France insoumise a aussitôt fait valoir que la manifestation prévue samedi n’était pas pour autant interdite, le parcours déposé par l’Union étudiante, l’Union syndicale lycéenne et la CGT ne passant pas par le périmètre concerné, qui couvre une large partie centrale de la ville.
Des couvre-feux pour les mineurs non accompagnés en vigueur depuis lundi soir à Lille et dans trois autres villes du Nord (Denain, Douai et Wattignies) restent en vigueur jusqu’à vendredi matin.
CONGRÈS DU RN À ORLÉANS
Interrogé sur le week-end sous haute tensions qui s’annonce dans la préfecture du Loiret, Gérald Darmanin affirme en tant que ministre de la Justice que “le Rassemblement national a le droit de faire un meeting et les gens ont le droit de manifester contre le RN, simplement ils doivent le faire dans le calme”.
RECONNAISSANCE FACIALE
“Il faut s’adapter et donner les moyens technologiques à nos policiers, à nos gendarmes, à notre justice”, assure le garde des Sceaux sur LCI, demandant notamment “la reconnaissance faciale et la vidéo algorithmique”.
“C’EST À LA JUSTICE DE DÉFENDRE LES CITOYENS”
“La grande défaite pour la justice, c’est quand les citoyens se font justice eux-mêmes”, répond Gérald Darmanin, interrogé par Darius Rochebin sur les commerçants qui prévoient de s’armer pour se protéger des pillages. Il affirme demander à la justice d’être “impitoyable” “pour éviter cela”. “C’est à la justice de défendre les citoyens”, ajoute-t-il.
INTERDICTION DES MANIFESTATIONS
“Il y aura toujours des moyens de manifester”, assure Gérald Darmanin : “oui au droit de manifester, non au droit de casser”.
PRIVATION DU DROIT DE VOTE
Parmi la privation de “droits civiques”, Gérald Darmanin affirme que les pilleurs et les casseurs condamnés pourront être privés de leur droit de vote, pour une période qui peut être “de quelques mois à quelques années” selon l’appréciation des procureurs.
PRÉVENIR LES EMPLOYEURS
Le ministre de la Justice a également demandé aux procureurs de prévenir les employés que leur employé a été dans un pillage.
UNE RÉPONSE JUDICIAIRE D’UNE “EXTRÊME FERMETÉ”
Gérald Darmanin redit avoir demandé aux procureurs de la République d’être d’une “extrême fermeté”. Pour les pilleurs et les émeutiers, le garde des Sceaux leur demande de requérir “la prison”, “la privation des droits civiques”, “le bannissement des réseaux sociaux” et “l’interdiction de manifester”. En manifestant malgré cette interdiction, un individu risquerait alors un an de prison et 15.000 euros d’amende.
217 INCARCÉRATIONS
217 personnes ont également été incarcérées, “avec beaucoup de mandat de dépôt à la barre et les gens vont directement en prison pour des pillages, pour des attaques de policiers et de commerces”, indique Gérald Darmanin.
2.700 GARDES À VUE
“Il y a eu 2.700 gardes à vue depuis samedi en lien avec ces émeutes et ces pillages”, annonce Gérald Darmanin dans un entretien exclusif sur LCI. “Plus d’un millier ont été déférés devant un tribunal et attendent pour une partie d’entre eux leur comparution immédiate”, précise le ministre de la Justice. “Je pense que cela n’a pas d’équivalent dans ce que nous avons connu ces 30 dernières années”, précise-t-il.
BRUNO RETAILLEAU SUR LCI
Autorité, immigration, temps de travail… Le candidat LR à la présidentielle sera l’invité de La Grande Confrontation sur LCI à 21h00, présentée David Pujadas. Bruno Retailleau fera face aux Français sur les grands enjeux sociétaux.
LES ORGANISATIONS LYCÉENNES REÇUES DEMAIN À L’ÉLYSÉE
Emmanuel Macron recevra des “lycéens et des représentants d’organisations lycéennes” vendredi à 15H00 à l’Élysée afin d'”écouter leurs revendications et inquiétudes” après les manifestations émaillées de violences, a annoncé la présidence.
Seront présents des membres des “principales associations qui portent la parole des lycéens, dans la diversité de leurs points de vue” et des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL), a-ajouté l’Élysée.
COUVRE-FEU JUSQU’À LUNDI DANS DEUX QUARTIERS DE PARIS
La préfecture de police de Paris annonce un couvre-feu toutes les nuits (entre 23h et 6h) jusqu’à lundi matin dans les périmètres de la place de la République et du secteur des Halles.
LA GAUCHE DÉÇUE DE LA RÉUNION À MATIGNON
Sans surprise, la gauche en est sortie très déçue de la réunion des partis à Matignon car l’ordre du jour a porté uniquement sur le maintien de l’ordre et non sur les réponses politiques à apporter à la crise. “On sort avec beaucoup de colère” a dit la candidate des Ecologistes à la présidentielle, Marine Tondelier, venue avec son bébé.
“Il faut que le gouvernement apporte des réponses et traite les causes de ces manifestations et pas les symptômes”, a asséné son homologue communiste Fabien Roussel. “Si le gouvernement croit qu’en ne répondant pas aux revendications de la jeunesse française, le mouvement s’essoufflera, il se trompe comme il s’est trompé depuis des semaines”, a prévenu pour sa part le candidat social-démocrate Raphaël Glucskmann.
EMMANUEL MACRON PRÉSIDERA UN CONSEIL DE DÉFENSE DEMAIN À 9H À L’ÉLYSÉE
Le chef de l’État présidera vendredi à 9h00 un conseil de défense pour faire le point sur les moyens sécuritaires déployés le 24 octobre, a annoncé l’Élysée à LCI.
INTERVIEW DE GÉRALD DARMANIN À 20H30 SUR LCI
Le ministre de la Justice sera l’invité de Darius Rochebin à 20h30 sur LCI pour une interview exclusive depuis la prison de Fleury-Mérogis.
DES MUSÉES PARISIENS FERMÉS SAMEDI
En raison des manifestations prévues à Paris, les musées du Louvre, d’Orsay, Picasso et le Grand Palais seront exceptionnellement fermés samedi, a annoncé le ministère de la Culture dans un communiqué.
En vue de cette nouvelle journée de mobilisation nationale, le ministère appelle également “l’ensemble des établissements placés sous sa tutelle” à prendre toutes les mesures pour assurer “la sécurité des visiteurs”, “la protection des agents” et “la préservation des œuvres”.
LA FAMILLE DE L’HOMME DÉCÉDÉ SAMEDI À PARIS RÉCLAME DES RÉSULTATS D’AUTOPSIE “AU PLUS VITE”
“Nous demandons ces résultats d’autopsie dès qu’elle aura été effectuée, pour connaître les causes de la mort”, a déclaré à l’AFP Me Youri Krassoulia, l’avocat de la famille de l’homme de 59 ans, un intermittent du spectacle “sans problème cardiaque”, décédé samedi pendant les violences à Paris.”Personne ne nous tient au courant de ce qu’il se passe. Personne ne veut nous donner d’information plus précise”, a-t-il déploré.
Le parquet a de son côté ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. Selon les premières constatations rapportées par le ministère public, l’homme aurait succombé “des suites d’un probable malaise” près de République.
LA MAIRIE DE PARIS APPELLE LA POPULATION “À LA PLUS GRANDE VIGILANCE”
“La Ville prend dès ce jeudi plusieurs mesures préventives sur l’espace public, renforce la mobilisation de ses agents pour ce week-end et appelle les habitants et les commerçants à prendre quelques précautions simples”, écrit la mairie de Paris dans un communiqué face “aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social”. Elle recommande notamment de rentrer poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur “dès samedi midi”.
En amont des nouvelles manifestations annoncées, et alors que 451 commerces ont été dégradés le week-end dernier, la mairie précise avoir commencé à “libérer autant que possible l’espace public des équipements et matériels susceptibles d’être utilisés pour commettre des dégradations, notamment les barrières et les éléments mobiles des chantiers”. Les corbeilles de rue sont vidées, les conteneurs à verre retirés, précise-t-elle.
LES PROPOSITIONS DE GLUCKSMANN SUR L’ORDRE RÉPUBLICAIN ET LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
Pour garantir l’ordre républicain et la liberté d’expression, Raphaël Glucksmann appelle à “tirer toutes les conclusions” des commissions d’enquête parlementaires mises en place après les violences du 17 octobre et à “garantir la liberté de manifester et réformer la doctrine de maintien de l’ordre”.
L’eurodéputé Place publique plaide aussi pour “réguler les réseaux sociaux” et contraindre les plateformes à “neutraliser la viralité et retirer en temps réel des contenus” qui appellent à la destruction, “sous peine de sanctions allant jusqu’à 6% du chiffre d’affaires” ou “d’une suspension encadrée de leur activité sur le territoire national”.
LES PROPOSITIONS DE GLUCKSMANN SUR LE POUVOIR D’ACHAT
Pour le pouvoir d’achat, le candidat qui a remporté la primaire de gauche plaide pour un smic à 1.700 euros net par mois et une conférence salariale avec les syndicats, ainsi qu’une augmentation immédiate du pouvoir d’achat des salariés par la mise en place d’une CSG progressive.
Raphaël Glucksmann défend aussi des chèques énergie, financés par une taxation des superprofits et un encadrement des marges de raffinage et de distribution pour réduire immédiatement de 20 centimes les prix à la pompe.
LES PROPOSITIONS DE GLUCKSMANN SUR L’ÉDUCATION
Pour répondre à la jeunesse, Raphaël Glucksmann, arrivé avec le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, propose notamment d’annuler les suppressions de postes de professeurs prévues pour 2027, de renoncer aux coupes des collectivités locales pour leur permettre de rénover le bâti scolaire, d’abroger Parcoursup et de lancer “des états généraux de l’orientation”, et de revenir sur la réforme Blanquer du lycée “qui a désorganisé les emplois du temps”.
GLUCKSMANN PRÉSENTE “UN PLAN DE SORTIE DE CRISE”
Le candidat de la gauche social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann est arrivé cet après-midi à Matignon avec un plan de sortie de crise en 10 points qu’il doit présenter au Premier ministre.
Ce plan vise à “rétablir la paix civile, proposer un chemin à la jeunesse mobilisée depuis des semaines” et répondre “aux revendications sociales”, explique le document obtenu par l’AFP, qui reprend certaines mesures que l’eurodéputé a déjà mises en avant.
“NOUS NE NOUS DÉROBERONS PAS À NOS RESPONSABILITÉS”, AFFIRME LE PRÉFET DE PARIS
Réagissant à un article affirmant que la préfecture de police de Paris invite les commerçants à recourir à des agents privés avant les prochaines manifestations, le préfet Patrice Faure a réagi sur X. “Non ! La protection des commerçants et de leurs établissements est de la responsabilité de l’État. Nous ne nous déroberons pas à nos responsabilités”, assure-t-il notamment. “Les mesures de précaution et de dissuasion recommandées aux commerçants viennent en complément de cette action, sans s’y substituer”, ajoute le préfet de police de Paris.
UN ÉTUDIANT MIS EN EXAMEN POUR L’INCENDIE DE L’UNIVERSITÉ DE ROUEN
Un étudiant d’une vingtaine d’années a été mis en examen jeudi pour “destruction par incendie” et placé en détention provisoire pour avoir participé à l’incendie de l’université de Rouen le 17 octobre, selon le parquet de Rouen.
Durant sa garde à vue, qui avait débuté mardi matin, l’étudiant “a gardé le silence”, précise le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois, dans un communiqué. Le jeune homme a le profil d’un étudiant “a priori banal” et “n’a pas agi seul, donc les enquêteurs vont devoir identifier avec qui il a pu monter ce projet” d’incendie de l’Espace Michel-Serres, avait expliqué le procureur mardi devant des journalistes sur le campus de la faculté des lettres de Rouen, à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).
VÉRIF’
Édouard Philippe plaide pour donner davantage de pouvoirs aux policiers municipaux. Sur X, le candidat Horizons à la présidentielle affirme qu’ils ne peuvent “même pas verbaliser” une personne qui dégrade un bien public. Ils peuvent pourtant dresser un procès-verbal pour une dégradation légère, mais pas pour les faits plus graves ni infliger d’amende sur place.
VÉRIF’ – Est-il vrai qu’un policier municipal “ne peut même pas verbaliser une personne en train de dégrader un bien public” ?
Police, justice et faits divers
VÉRIF
Vidéo
MÉLENCHON CRITIQUE L’EXÉCUTIF
Le leader de La France insoumise a dénoncé une nouvelle “réunion de bavardages sans objectif” convoquée par Sébastien Lecornu. “La macronie détruit l’État républicain”, attaque Jean-Luc Mélenchon, affirmant que “l’armée gardera samedi les bâtiments à la place des policiers et le préfet de police demande aux commerçants de faire appel à des gardes privés…”
“AUCUNE RAISON DE S’INQUIÉTER”, AFFIRME LE RN POUR SON CONGRÈS
“Nous avons demandé des garanties quant à la sécurisation de notre congrès à Orléans. Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur nous ont assuré qu’il pourra se tenir dans de bonnes conditions”, affirme Edwige Diaz, présidente du groupe RN au Sénat, à la sortie de la réunion à Matignon. “Il n’y a aucune raison de s’inquiéter”.
La sénatrice RN de Gironde souligne qu'”il n’y a pour l’instant pas besoin de décréter l’état d’urgence”. “Cela ne nous permettrait pas de faire une campagne dans de bonnes conditions”, a ajouté Edwige Diaz.
ART BASEL PARIS ÉCOURTÉE DE DEUX JOURS
“Au vu des manifestations potentielles dans Paris ce week-end et afin de protéger nos visiteurs, exposants, partenaires et personnels ainsi que les oeuvres, Art Basel Paris conclura son édition 2026 vendredi”, ont indiqué les organisateurs dans un message. Initialement, ce grand raout international, qui a ouvert aux professionnels mercredi au Grand Palais, près des Champs-Élysées, devait rester ouvert au public samedi et dimanche.
CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LE WEEK-END À ORLÉANS
Ce samedi, une cinquantaine d’organisations ont lancé un appel à la contre-mobilisation à Orléans en marge du congrès du Rassemblement national. Plusieurs personnalités de gauche se rendront sur place, parmi lesquelles Olivier Faure (PS), Bally Bagayoko (LFI) et Sophie Binet (CGT). Pour faire face aux risques de débordements, un dispositif de sécurité “extrêmement conséquent” sera déployé, a indiqué le ministre de l’Intérieur.
Manifestation contre le RN à Orléans : plusieurs élus de gauche attendus samedi, un dispositif de sécurité “extrêmement conséquent” déployé
Politique
PAS DE MANIFESTATION DIMANCHE À ORLÉANS
Le préfet du Loiret Hugues Moutouh a prévenu qu'”il n’y aura aucune manifestation déclarée dimanche (…) parce que nous savons malheureusement que ces rassemblements sont des attroupements, souvent de personnes armées, dont l’objectif est de déstabiliser les institutions de la République et de s’en prendre aux libertés des personnes”.
PRÈS DE 3.000 MEMBRES DES FORCES DE L’ORDRE “DÉPLOYÉS SUR LE WEEK-END”
“À ceux qui viendraient avec l’intention de provoquer des affrontements ou de commettre des violences, je veux adresser un avertissement sans ambiguïté. Les forces de sécurité seront présentes en nombre, bien équipées”, a affirmé le préfet du Loiret, Hugues Moutouh, lors d’un point presse. Il a annoncé le déploiement de 3.000 membres des forces de l’ordre durant le week-end en marge du congrès du RN, estimant que, parmi les manifestants, pourraient se trouver “2.000 à 3.000 éléments radicaux”.
Il a affirmé que “des moyens absolument massifs ont été mobilisés par le ministère de l’Intérieur” pour assurer la sécurité à Orléans, dont “une quinzaine d’unités de forces mobiles” tout le week-end, “soit près de 2.000 CRS et gendarmes mobiles supplémentaires”.
INTERDICTION DES MANIFESTATIONS SAMEDI DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE
Toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, seront interdites samedi à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône “pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure”, a annoncé la préfecture du département.
Invoquant “les pillages, dégradations et actes de vandalisme” survenus le week-end dernier, la préfecture annonce également dans un communiqué que les transports en commun seront suspendus de samedi 05H00 à dimanche 05H00 dans l’agglomération marseillaise.
Par ailleurs, le couvre-feu actuellement en vigueur pour les mineurs dans l’hyper-centre de la ville et certaines zones commerciales va être élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
ORLÉANS “SERA SATURÉE DE ‘BLEUS'”, SELON LE PRÉFET
“Nous serons prêts pour accueillir ces casseurs, encadrer dans le calme les manifestants et permettre au rassemblement national de tenir son rassemblement politique”, affirme sur LCI le préfet du Loiret Hugues Moutouh, qui évoque “un dispositif inédit pour la ville d’Orléans”.
D’après les informations des services de renseignements, jusqu’à 2.000 antifas radicalisés et connus des services de police vont venir à Orléans “pour casser du flic et perturber la tenue de ce mouvement politique”. “La ville sera saturée de ‘Bleus’ samedi et dimanche”, a ajouté Hugues Moutouh. Il n’a aucune information quant à la présence de groupuscules d’ultradroite ce week-end.
UNE RÉUNION “SANS INTÉRÊT” POUR LFI
Les responsables de La France insoumise ont à leur tour quitté la réunion en cours à Matignon. “On ne comprend pas cette stratégie qui consiste à perdre du temps”, dénonce Manuel Bompard. “On nous a invités à venir à une conférence sur le maintien de l’ordre”, selon lui, sans que les revendications des jeunes et des mouvements sociaux ne soient évoquées.
Pour le coordinateur national de LFI, son parti “n’a été à aucun moment ciblé ou concerné comme responsable des événements”. “Les services de l’État n’ont pas à être instrumentalisés pour un débat politico-politicien”, ajoute Manuel Bompard, alors qu’un article de Mediapart affirme que “le gouvernement désigne ‘l’ultragauche’ et LFI comme responsables des nombreux pillages et incendies de ce week-end”.
MAIRIE DE LIMOGES
La sécurisation de l’hôtel de ville de Limoges, incendié samedi 17 octobre, se poursuit. “Des poutres de renfort sont en cours d’installation et un échafaudage sera également mis en place pour sécuriser les structures fragilisées”, est-il indiqué.
DES ARMURIERS “EN RUPTURE DE STOCK”
Bombes lacrymogènes, pistolets à balles de caoutchouc, matraques à impulsion électrique… Les ventes de ces produits explosent depuis les violences en marge des mobilisations du 17 octobre. Craignant pour leur sécurité et celle de leurs biens, de nombreux Français se rendent dans les armureries pour se procurer des armes non létales de défense.
“On est en rupture de stock” : après les violences du 17 octobre, les armuriers face à un afflux de nouveaux clients
Sujets de société
“20.000 À 30.000” OPPOSANTS “DE TOUTE LA FRANCE” ATTENDUS SAMEDI À ORLÉANS
Le préfet du Loiret Hugues Moutouh a également annoncé que “20.000 à 30.000 personnes venues de toute la France” sont attendues samedi pour les mobilisations contre le congrès du RN à Orléans. Parmi ces opposants, “2.000 à 3.000 éléments radicaux” sont attendus, a ajouté le préfet.
UN RENFORCEMENT DU PARQUET D’ORLÉANS
“On a renforcé fortement la juridiction d’Orléans, notamment le parquet, pour faire face à d’éventuelles interpellations que feraient les forces de l’ordre ce samedi”, a ajouté Gérard Darmanin.
UNE NOUVELLE CIRCULAIRE ENVOYÉE AUX PROCUREURS GÉNÉRAUX
Gérald Darmanin annonce également avoir envoyé une nouvelle circulaire aux parquets et aux procureurs généraux rappelant “l’extrême fermeté que j’attends et que les Français attendent de leur justice”.
Le ministre de la Justice y demande des réquisitions d’interdiction de manifester, de privation des droits civiques (“et notamment le droit de vote”), de bannissement numérique et d’information des employeurs des condamnés, en particulier les employeurs publics.
217 INCARCÉRATIONS, ANNONCE DARMANIN
En déplacement à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), le ministre de la Justice annonce un bilan de 217 incarcérations, parmi les 2.700 personnes placées en garde à vue après les violences et pillages du week-end dernier en France. “Ce chiffre continue de beaucoup augmenter puisque les gardes à vue viennent de se terminer (…) On est à la moitié des peines qui ont pu être prononcées”, explique Gérald Darmanin.
“Sur ces 217 incarcérations, la moitié n’ont aucun casier judiciaire. Ce sont en général des hommes qui ont entre 18 et 25 ans et qui ne sont pas connus pour la plupart d’entre eux des services de la justice”, précise le garde des Sceaux. “C’est vraiment une réponse extrêmement ferme qui ne connaît pas d’équivalent.”
EMMANUEL MACRON SE RENDRA DEMAIN AUPRÈS DES FORCES DE L’ORDRE
Le président de la République effectuera demain un déplacement “auprès des forces de l’ordre”, après un week-end émaillé par les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et avant un nouveau week-end de mobilisation, a annoncé l’Élysée à TF1-LCI, sans plus de précisions.
Ce déplacement sera l’occasion pour le chef de l’État de montrer son soutien aux forces de l’ordre, dont les effectifs samedi seront 20% supérieurs à ceux qui avaient été mobilisés, et souvent pris de court, le 17 octobre. Emmanuel Macron présidera également vendredi un conseil de défense pour faire le point sur les moyens sécuritaires déployés le 24 octobre.
DES GROUPES D’ULTRAGAUCHE IDENTIFIÉS POUR PERTURBER LE CONGRÈS DU RN
“Une manifestation légalement déclarée” par la CGT, et soutenue par des forces de gauche, se tiendra samedi, déclare le préfet du Loiret. “Il y a en parallèle des appels à rassemblement de groupes identifiés comme appartenant à la mouvance de l’ultragauche” qui souhaitent empêcher la tenue du congrès du RN samedi et du meeting de lancement de la campagne de Marine Le Pen dimanche, ajoute Hugues Mouthou.
“AUCUNE EXCUSE SOCIALE À LA VIOLENCE ET À LA SAUVAGERIE”
“Il ne peut y avoir aucune excuse sociale à la violence et à la sauvagerie”, affirme Hugues Mouthou, préfet du Loiret, lors d’une conférence de presse en amont du congrès du RN ce week-end à Orléans. “Le seul langage face à l’émeute de rue est celui de l’ordre et de la fermeté”, ajoute-t-il.
QUE VA-T-IL SE PASSER CE WEEK-END À ORLÉANS ?
Le Rassemblement organise son congrès à Orléans samedi et dimanche, où des dizaines de milliers de manifestants sont attendus, dont Olivier Faure et la patronne de la CGT, Sophie Binet. Que va-t-il se passer ? Regardez les dernières informations sur LCI.
Congrès du RN et contre-manifestations : un week-end sous haute tension à Orléans
“PAS ENVISAGEABLE QUE CE QUI S’EST PASSÉ SAMEDI DERNIER PUISSE SE REPRODUIRE”
L’exécutif veut à tout prix maintenir le calme lors de la prochaine journée de mobilisation nationale samedi. “Il n’est pas envisageable que ce qui s’est passé samedi dernier puisse se reproduire”, a insisté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à l’issue du Conseil des ministres.
Pour l’éviter, le niveau de mobilisation des forces de l’ordre samedi sera “20% supérieur” à celui de la semaine passée, d’après le ministère de l’Intérieur. Blindés, militaires de la force Sentinelle et unités d’élite de police et gendarmerie seront déployés. D’autres décisions devraient être prises vendredi lors d’un conseil de défense, selon Emmanuel Macron.
“IL FAUT SE SAISIR” DE L’ÉTAT D’URGENCE, RÉPÈTE RETAILLEAU
Le patron des Républicains a quitté en premier la réunion, toujours en cours, entre les chefs de partis et le Premier ministre à Matignon. Bruno Retailleau réclame l’activation de l’état d’urgence, comme le président du Sénat Gérard Larcher selon lui. “Il faut se saisir de cet arsenal parce que cela permet une base légale très puissante, avec une base pénale très puissante”, assure sur LCI le candidat LR à la présidentielle. “Il y a un péril imminent”, ajoute-t-il.
Violences : Bruno Retailleau réitère sa demande de déclencher l’état d’urgence
INQUIÉTUDE À ORLÉANS
Le RN maintient son congrès annoncé du côté d’Orléans le week-end prochain. En parallèle, plusieurs dizaines de milliers d’opposants pourraient se mobiliser. De quoi inquiéter la population locale, qui redoute des débordements et des incidents.
“On aurait préféré que ce soit annulé” : à Orléans, le maintien du congrès du RN inquiète commerçants et habitants
TF1 2027 – Élection présidentielle
VU SUR LCI
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LA MANIF INTERFAC NE S’EST TOUJOURS PAS ÉLANCÉE
La manifestation étudiante Interfac, finalement autorisée par la justice à Paris, ne s’est toujours pas élancée alors que le départ était initialement prévu. La gendarmerie vient de faire avancer 12 camions pour bloquer la tête du cortège, selon notre journaliste présent sur place.
Paris : une manifestation étudiante finalement autorisée ce jeudi
INTERDICTION DES MANIFESTATIONS DIMANCHE À ORLÉANS
Le préfet du Loiret a publié un arrêté préfectoral interdisant les manifestations sur la voie publique dans l’agglomération orléanaise le dimanche 25 octobre 2026, en raison du congrès du Rassemblement national qui doit se tenir samedi et surtout dimanche à Orléans. Des contre-mobilisations sont également prévues dans la ville ce week-end, faisant craindre des débordements et des violences pour les autorités.
INTERDICTION DES MANIFESTATIONS SAMEDI À NICE
Le préfet des Alpes-Maritimes a pris la décision d’interdire les manifestations et les rassemblements dans le centre-ville de Nice pour la journée de samedi 24 octobre.
DES OBJETS PILLÉS DEPUIS RAPPORTÉS À LEURS PROPRIÉTAIRES
De nombreux commerces ont été pillés en marge des mobilisations du 17 octobre, certains objets ont depuis été rapportés à leurs propriétaires. Mais cette démarche peut-elle permettre aux auteurs d’échapper à des poursuites judiciaires ? Éléments de réponse.
“Je suis super émue” : plusieurs articles volés le 17 octobre rapportés dans les magasins pillés
Police, justice et faits divers
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DE NOMBREUX ÉVÉNEMENTS ANNULÉS LE 24 OCTOBRE
Une nouvelle journée de mobilisation est organisée ce samedi 24 octobre, une semaine après les pillages et dégradations du 17 octobre. Conséquence directe : les préfectures ont imposé l’annulation ou le report de plusieurs événements prévus à cette date. On fait le point.
Mobilisation du 24 octobre : ces événements annulés ou reportés en France
Sujets de société
LA JUSTICE SUSPEND L’INTERDICTION DE LA MANIFESTATION PRÉVUE PAR L’INTERFAC À PARIS JEUDI
La justice administrative a suspendu en urgence l’arrêté de la préfecture de police de Paris interdisant une manifestation organisée jeudi par l’Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d’assemblées générales d’universités, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille à partir de 14H00.
“Ce qu’il y a(vait) derrière cette interdiction de manifestation, c’est une tentative de toucher au droit même de manifester. Donc on s’est donné les moyens de contester ça, parce qu’on ne veut pas se laisser faire”, a réagi auprès de l’AFP Coppélia Moreau, membre de l’Interfac.
“ON A VÉCU QUELQUE CHOSE D’INADMISSIBLE”
Des milliers de commerces ont été touchés par des pillages ou des dégradations le week-end dernier. Plusieurs magasins de la capitale ont été ciblés par des casseurs. Rabah Boudjema, gérant d’un commerce pillé à Paris, témoigne sur LCI.
“Ça fait mal au cœur” : le gérant d’un magasin parisien, victime de pillages le 17 octobre, témoigne sur LCI
Police, justice et faits divers
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LA MAIRIE DE PARIS APPELLE “À LA PLUS GRANDE VIGILANCE”
La mairie de Paris a appelé jeudi la population “à la plus grande vigilance” samedi face “aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social”, après les dégradations et pillages de grande ampleur du week-end dernier.
“La Ville prend dès ce jeudi plusieurs mesures préventives sur l’espace public, renforce la mobilisation de ses agents pour ce week-end et appelle les habitants et les commerçants à prendre quelques précautions simples”, écrit la mairie dans un communiqué. Elle recommande notamment de “rentrer” poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur “dès samedi midi”.
LES LYCÉENS ET ÉTUDIANTS REÇUS LUNDI
Le Premier ministre Sébastien Lecornu réunira les organisations lycéennes et étudiantes “lundi”, annonce Emmanuel Macron.
CONSEIL DE DÉFENSE VENDREDI
“Un Conseil de défense sera réuni demain, sous mon autorité”, annonce Emmanuel Macron. “Nous prendrons des décisions supplémentaires.”
“TRACÉS ALTERNATIFS” OU “INTERDICTION DES MANIFESTATIONS”
Le président de la République Emmanuel Macron indique “la doctrine arrêtée pour samedi”. “Partout où des organisations syndicales déposeront des demandes (pour manifester, ndlr), nous leur proposerons des tracés alternatifs pour protéger nos commerces et bâtiments publics”, déclare le chef de l’État.
Mais “la recommandation générale est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir : quand ce ne sont pas des organisations syndicales qui déposent (des demandes, ndlr), nous interdirons les manifestations.”
Manifestations : la prise de parole d’Emmanuel Macron du jeudi 22 octobre
“DES ACTES POLITIQUES ET SÉDITIEUX”
“Nous avons eu samedi dernier des actes politiques et même séditieux conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République”, dénonce Emmanuel Macron. “À côté, il y a eu des actes de délinquance. La détermination est complète : retour à l’ordre et un travail est mené avec les forces politiques et syndicales.”
EMMANUEL MACRON : “RÉTABLIR L’ORDRE”
“Il y a eu des défauts d’anticipation samedi dernier”, reconnaît Emmanuel Macron depuis l’Élysée. “Depuis, le gouvernement est à la tâche. Les préfets ont déjà pris plusieurs dispositions pour interdire des manifestations ou décider de couvre-feux. Cela permet de rétablir l’ordre. La justice est aussi au travail, plusieurs centaines de personnes sont incarcérées.”
MANIFESTATION À PARIS
“Deux parcours de manifestations ont été déclarés pour le samedi 24 octobre, l’un par la CGT reliant Bastille à Nation par Picpus et l’un par l’Interfac IDF et plusieurs Gilets jaunes reliant Bastille à Opéra”, indique la préfecture de police, qui précise que “l’itinéraire Bastille – Opéra fera l’objet d’un arrêté d’interdiction.” “En revanche, la manifestation pourra se tenir samedi selon le parcours déposé par la CGT.”
EMMANUEL MACRON
Le président de la République Emmanuel Macron va s’exprimer dans un instant. Une prise de parole à suivre sur LCI (canal 15).
LA MAIRIE D’ORLÉANS SE PRÉPARE AVANT SAMEDI
Comment les maires, en première ligne, préparent-ils la journée de samedi ? À Orléans par exemple, la collectivité et les services de l’État doivent à la fois gérer les manifestations de l’acte 2 de la mobilisation sociale, le congrès du Rassemblement national et les “plusieurs dizaines de milliers de contremanifestants”.
Serge Grouard, maire (DVD) d’Orléans, assure “envisager toutes les hypothèses” et les préparer pour “protéger Orléans”. Le stationnement en surface sera interdit dans tout le centre-ville, le tramway, au moins le samedi, ne fonctionnera pas, alors que des mesures “de protection” de l’ensemble des bâtiments publics seront entreprises.
“Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les suites : la fin de journée et la nuit de samedi et le dimanche”, craint également l’élu, qui assure faire le “grand nettoyage de la ville” pour éviter la présence dans l’espace public “d’objets de casse”.
Congrès du RN samedi : Un “dispositif exceptionnel”, dit le maire DVD d’Orléans
DES CONDITIONS “INDIGNES” POUR LES MINEURS INTERPELLÉS LE 17 OCTOBRE À BOBIGNY ?
Le barreau de Seine-Saint-Denis a dénoncé mercredi les conditions “indignes” dans lesquelles des mineurs interpellés lors des violences du 17 octobre ont passé la nuit au dépôt du tribunal de Bobigny. Sollicité, le parquet a reconnu des manquements.
17 octobre : des conditions “indignes” pour des mineurs déférés à Bobigny, le parquet admet des manquements
Police, justice et faits divers
INTERDICTION DE “TOUTE MANIFESTATION” À LYON SAMEDI
La préfecture du Rhône interdit “toute manifestation” samedi à Lyon, après les violences et les pillages en marge des mobilisations du samedi 17 octobre dans l’hyper-centre, annonce-t-elle ce jeudi.
“Dans le cadre de l’appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d’interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre”, écrit la préfecture à la presse, sans autre précision à ce stade.
INCENDIE DE LA MAIRIE DE LIMOGES : UN DEUXIÈME SUSPECT DE 66 ANS INTERPELLÉ
Mardi, un suspect dans l’enquête sur l’incendie de la mairie de Limoges a été arrêté. Ce jeudi, le parquet annonce une seconde interpellation dans le cadre des investigations. Le premier a 34 ans, le deuxième, 66 ans.
Incendie de la mairie de Limoges : un deuxième suspect de 66 ans interpellé dans la Creuse
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DÉBUT IMMINENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ
Emmanuel Macron, rentré d’une tournée dans le Golfe, a convoqué à l’Élysée “l’ensemble des services de renseignement” ce jeudi matin, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation, et s’exprimera à l’issue. Des responsables des services de police, mais aussi le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, y sont également attendus.
Mobilisation du 24 octobre : conseil de sécurité imminent
APPEL À TÉMOINS
La préfecture de police de Paris a lancé mardi 20 octobre une plateforme dédiée à la réception de vidéos lors des violences et pillages du week-end du 17 octobre. Le service police-justice de TF1/LCI a appris que 355 fichiers ont jusqu’ici été réceptionnés par une “task force” dédiée.
NICOLAS DUPONT-AIGNAN APPELLE À “DÉSAMORCER LA CRISE SOCIALE”
Sur LCI, le président de “Debout la France” et candidat à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s’est dit “inquiet” du recours aux blindés ou encore aux militaires de la force Sentinelle samedi prochain pour l’acte II de la mobilisation. “Le maintien de l’ordre, il y a des professionnels pour cela. La BRI ou le GIGN n’ont rien à faire là-dedans. Ce n’est pas en gesticulant (…) ou en additionnant les choux et les carottes qu’on y arrivera”.
Alors que certains commerçants appellent à l’autodéfense, le maire de Yerres (Essonne) dit les “comprendre”. “Le premier devoir de l’État, c’est la protection de ses citoyens”, rappelle-t-il tout en se montrant opposé aux interdictions de manifestation, sauf “nécessité”. Il appelle par ailleurs à l’adoption rapide de la loi anticasseurs.
A propos des revendications, le candidat à la présidentielle enjoint le gouvernement à rapidement “désamorcer la crise sociale, qui passe du prix de l’essence, de la baisse du pouvoir d’achat, de la souffrance populaire au malaise lycéen”.
LE GOUVERNEMENT NE TRAITE “PAS DE LA RÉPONSE JUDICIAIRE”, REGRETTE EDWIGE DIAZ
Invitée de la matinale de TF1, Edwige Diaz, à la tête du groupe RN au Sénat, estime “qu’un certain nombre de mesures peuvent être mises en œuvre” contre les violences, en particulier sur le plan pénal : “quand vous pillez, vous devez être sanctionné”. “Sébastien Lecornu ne parle pas du tout de la réponse judiciaire”, assure-t-elle avant de rappeller l’intérêt des “peines plancher”.
“Nous sommes les seuls à pouvoir rétablir l’ordre”, ajoute celle qui ira dans l’après-midi à Matignon à l’occasion d’une réunion autour du Premier ministre avec les partis politiques. “Il faut avoir le courage de faire le lien entre immigration et insécurité. Le préfet des Alpes-Maritimes a dit qu’une personne sur trois interpellée dans son département était de nationalité étrangère”, ajoute-t-elle, tout en souhaitant “l’expulsion des délinquants étrangers”.
Face à Alba Ventura : Edwige Diaz
DISPOSITIF DE SÉCURITÉ POUR LE 24 OCTOBRE
Raphaël Maillochon, journaliste police-justice pour TF1-LCI, fait le point sur le dispositif de sécurité et les forces de l’ordre mobilisées pour la nouvelle journée de mobilisation, samedi 24 octobre.
24-Octobre : Sentinelles, Raid et GIGN mobilisés
DES MANIFESTATIONS INTERDITES DANS DES SECTEURS PARISIENS
La préfecture de police de Paris a pris mercredi un arrêté interdisant jeudi en journée les rassemblements et manifestations dans certains secteurs de la capitale. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus jeudi à 17h à Matignon, a appris TF1-LCI auprès de sources concordantes.
Violences urbaines : les manifestations interdites jeudi de 8h à 20h dans certains secteurs de Paris
Politique
CONSEIL DE SÉCURITÉ
À 48 heures d’une nouvelle mobilisation, Emmanuel Macron va présider une réunion inédite ce matin à 10h.
AGENDA DU GOUVERNEMENT CE JEUDI
Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre.
La réunion intervient après plusieurs jours de tensions lors desquels le chef du gouvernement a sommé les forces politiques de “choisir (…) entre la violence et la République”, ciblant La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, accusée d’avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste.
BONJOUR
Bienvenue dans ce direct. À deux jours d’une nouvelle mobilisation, l’exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, avec plusieurs nouvelles réunions au programme jeudi, et toujours la “fermeté” comme mot d’ordre. Suivez ici, tout au long de la journée, les dernières informations, mais aussi les éclairages de nos experts.
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L’exécutif veut éviter un nouveau week-end de violences en France. Emmanuel Macron a annoncé qu’il va tenir ce jeudi matin “une réunion avec l’ensemble des services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés pour avoir un compte-rendu détaillé de tout ce qui s’est passé
” le 17 octobre.
Sébastien Lecornu, lui, doit recevoir jeudi les partis politiques, pour revenir sur les événements du 17 octobre et aborder “la sécurisation
” de la campagne présidentielle, exigeant de ses interlocuteurs “la condamnation de la violence
“, selon un courrier aux partis. Autre réunion attendue jeudi, la réception par Sébastien Lecornu des maires de Paris, Lyon et Marseille.
Sur les 557 gardes à vue après les violences et pillages commis à Paris, 300 personnes ont “comparu
” pour l’heure “devant un magistrat
” et aucune n’a “revendiqué un mobile de quelque nature politique qu’il soit
“, a relevé mardi soir la procureure de Paris Laure Beccuau, alors que le gouvernement accuse “l’ultragauche
” des violences.
Après les violences et pillages du 17 octobre, l’important dispositif pour la nouvelle journée de mobilisation sociale samedi prévoit des interdictions de manifester, le recours à des blindés, aux militaires de la force Sentinelle et aux unités d’élite de police et gendarmerie, selon le ministère de l’Intérieur.
Un représentant de la coordination des gilets jaunes du 17 octobre a indiqué avoir déposé une déclaration pour manifester samedi à Paris, avec l’intention d’obtenir un rendez-vous à l’Élysée.
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